Vous souhaitez vendre votre bien immobilier actuel dans de bonnes conditions, sans devoir le brader dans la précipitation pour acheter un autre bien qui répond à vos attentes ? Une des solutions de prêts que proposent les banques est le prêt relais.

Dans la vie, il y a toujours des opportunités qu’il ne faut pas rater. Par exemple, on peut trouver le bien de ses rêves sans avoir les moyens de l’acquérir. Si vous êtes propriétaire, sachez que vous avez le choix de souscrire un crédit relais pour financer votre nouvelle acquisition.

C’est le cas de Sophie et Yves, un couple de quadragénaires résidant à Maisons-Laffites (Yvelines) : « Nous avons acheté un cinq-pièces (350 000 euros) avant de revendre notre trois-pièces (160 000 euros) actuel grâce au prêt relais. Souscrire à ce prêt nous a laissé le temps de revendre notre logement actuel sans le brader ».

Toutefois, cette opération ne doit pas se faire à l’improviste. Selon Ludovic Huzieux, associé du cabinet Artémis Courtage, « Les achats et les ventes sont signés le même jour dans un peu moins de 20 % de nos dossiers ».

La banque octroie à l’emprunteur une avance partielle sur la valeur du bien à vendre – entre 50 % et 75 % du prix de vente estimé. Son remboursement s’effectue une fois la vente du premier logement conclue. Dans ce cas, l’emprunteur doit s’engager à trouver preneur.

Le crédit relais propose un contrat de 12 à 24 mois -36 mois pour un achat dans le neuf — et ne compte pas pénaliser l’emprunteur s’il rembourse avant son échéance.

Certes, cette opération est risquée, mais les conditions sont plus meilleures qu’avant. En six ans, les taux d’intérêt du prêt relais ont été divisés par deux. « Actuellement, ils oscillent entre 1,5 % et 2,5 %, selon le dossier de l’emprunteur », confirme Ludovic Huzieux. Et si les acquéreurs prennent du temps à se manifester, pas de panique ! Accordé pour un an, ce type de prêt est renouvelable une fois. Cependant, plus vous vendez votre bien rapidement, plus vous limitez le coût total de l’opération.

Les différents prêts relais à étudier

Différents contrats peuvent être proposés en prêt relais. Si vous rachetez moins cher, il est préférable de choisir un prêt relais sec qui finance seul la nouvelle acquisition. Un exemple concret est le cas de Nadine qui veut s’offrir un grand deux-pièces avant que sa maison familiale à Clamart, dans les Hauts-de-Seine, ne soit vendue. Cette veuve de 72 ans s’est adressée directement à sa banque, avec succès. « Mon conseiller m’a accordé le prêt relais assez facilement, les risques pour l’établissement étant relativement limités ».

 

A l’inverse, si la valeur de votre bien actuel est en dessous de celui que vous souhaitez acheter, demandez un prêt relais « adossé ». La banque se chargera de faire une estimation de votre logement et vous accordera une avance généralement 70 % de la valeur de ce dernier, après escompte du capital restant dû sur votre ancien prêt.

Dernière possibilité, les établissements financiers ont mis en place le prêt achat-revente. Le fonctionnement de base est exactement le même que le prêt relais : ils rachètent votre crédit en cours et vous en accordent un nouveau qui inclut à la fois le capital restant dû et le montant du nouveau bien. Cette solution n’est conseillée que lorsque votre taux d’endettement est trop élevé.

Ce qu’il faut retenir c’est qu’un prêt relais peut être une très bonne alternative pour acheter un nouveau bien, tant que votre maison n’est pas vendue. Il reste malgré tout important de peser le pour et le contre de cette décision. N’hésitez pas à consulter un professionnel, tel qu’un courtier, pour vous guider dans votre choix.

Catégories : Non classé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *