Pour une vente de bien immobilier, il est toujours de rigueur de vérifier la solvabilité de l’acheteur afin d’optimiser les transactions. Pour une vente sous la tutelle d’un agent immobilier, c’est lui qui doit s’acquitter de cette tâche, mais quand la vente se fera entre particuliers, quelques réflexes sont nécessaires.

 

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Vendre sans agence, ce qu’il faut savoir

Quand vous vous passez des services d’un agent immobilier pour vendre votre bien immobilier, il y a plusieurs détails que vous devez savoir avant de vous lancer dans les transactions et pour mieux les préparer.

Ainsi :

  • Sachez que sans agence immobilière, votre vente n’aura pas de garantie légale.
  • Vous pouvez toutefois optimiser votre vente avec plus d’informations avec des documents en appui. Seulement, l’acheteur n’est pas forcément tenu de vous donner des détails sur ses états financiers.
  • Vous pouvez partir des renseignements sur son travail, sur sa situation pour en déduire des détails.
  • Sachez que vendre un bien à une « connaissance », avec les renseignements que vous pouvez soutirer, éviterait de faire affaires avec un mauvais payeur.
  • Soyez attentif sur les acheteurs-vendeurs qui utilisent essentiellement des prêts-relais, et qui, en généralement, rencontrent des difficultés à s’acquitter du paiement.

Vendre sans agence, ce que l’acheteur peut informer

Certes, il n’y a pas de textes qui vous couvrent si vous voulez obtenir plus de détails auprès d’un éventuel acheteur et que ce dernier n’est pas censé vous les fournir, mais quelques possibilités vous permettent de connaître la solvabilité de ce potentiel acquéreur :

  • Lors d’un « compromis de vente », vous pouvez en soutirer davantage avec les conditions y inscrites. Avec cet accord, vous pourrez y inscrire des clauses suspensives qui constitueront des conditions pour que la vente puisse avoir lieu.
  • Si l’acheteur est vraiment, et honnêtement, intéressé par le bien immobilier en question, il va coopérer et être conciliant.
  • La garantie la plus solide est celle que la banque de l’acheteur, par le biais de l’acheteur lui-même, peut vous fournir : un accord de principe.
  • Une autre preuve qui pourrait vous guider est le projet avec lequel votre acheteur conçoit d’effectuer de grands travaux sur le bien immobilier. Vous pourrez le solliciter à avancer dans ses projets en procédant à une simulation ou un plan de financement avec des devis, des échéanciers de paiement et autres.

Les meilleures stratèges pour connaître la solvabilité de l’acheteur

Pour pouvoir connaître la disponibilité financière de votre futur acheteur, il faut procéder avec délicatesse et stratagème pour ne pas finir par le détourner de l’achat.

Les vendeurs se soucient et appréhendent la réponse de cette question : « est-ce que mon acheteur aurait-il les moyens de me payer ? » Ce doute hante le vendeur jusqu’à ce que l’offre de financement atterrisse entre les mains du notaire pour rendre définitive la vente.

Il y a quelques astuces qui permettent de donner des indices sur la disponibilité financière de l’acheteur. Ainsi :

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  • Demander une copie de simulation de prêt dûment signé par la banque de l’acheteur, toujours avec tact.
  • Poser des questions, avec une certaine discrétion, à l’acheteur : « est-ce qu’il est également en train de vendre un bien ? », « où se situe les transactions ? »
  • Vérifier le délai de 45 jours pour annuler ou suivre les transactions après la signature de « compromis de vente ».
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Les réflexes d’un acheteur potentiel

Quand vous soumettez votre bien immobilier à une vente, vous devrez avoir le « flair » d’un agent immobilier, même si vous choisissez la vente entre particuliers. Quelques conseils pourront vous être utiles, qui se traduisent par une phrase : « connaître au mieux son acheteur et sa recherche ».

Pour ce faire, il faut :

  • Filtrer les propositions
  • Les acheteurs sérieux prennent rendez-vous pour visiter via le téléphone. Évitez les personnes avec lesquelles vous n’avez eu que le mail comme moyen d’échanges.
  • Demander à l’acheteur si sa recherche de maison est activement entreprise. Vous pouvez également lui demander le nombre de maisons qu’il a déjà visitées afin d’avoir une certaine idée de ce qu’il cherche et du sérieux qu’il met dans ses agissements.

Il faut savoir qu’un acheteur sérieux ne doit pas rester dans l’anonymat.

Les profils de l’acheteur dont il faut se méfier

Il n’est pas évident de savoir au préalable la disposition financière d’un acheteur. Il faut adopter certains « automatismes » qui vous permettent d’avoir une certaine idée sur la solvabilité d’un acquéreur.

Quelques indices sont parfois manifestes :

  • L’acquéreur-vendeur doit faire l’objet de plus de recherches. Il faut lui demander l’avancée de sa vente en sollicitant un regard sur un « avant-contrat » de son bien immobilier.
  • L’acheteur en instance de divorce, mais pas forcément tous, est un profil sensible quand il s’agit d’un acheteur qui attend une certaine somme de son conjoint.

Ces conseils peuvent servir de guide pour savoir si votre acheteur est solvable ou non.